L’analyse systémique va permettre de dresser un état des lieux des conséquences de la culture d’huile de palme à des fins alimentaires. Cette logique va permettre de mettre en exergue des éléments objectifs aux lecteurs en vue d’appréhender les enjeux des parties prenantes qui seront développés dans les paragraphes suivants. Le réflexe à avoir dès à présent est de rester focaliser sur la problématique de l’huile de palme, tout en menant une réflexion critique avec la culture d’autres huiles végétales.
Dans le but de subvenir à ses besoins biologiques, l’Homme a dompté les espaces naturels et les espèces sauvages. Alors que la Nature était perçue jusqu’à peu comme un danger qu’il fallait maîtriser, elle revêt aujourd’hui un espace à protéger et à valoriser. Les innovations technologiques et la prise de conscience que la Terre est un monde fini aux ressources limitées sont en partie liées à ce sentiment.
La culture de biens alimentaires est donc face à un antagonisme majeur : nourrir des hommes de plus en plus nombreux, aux besoins croissants, tout en protégeant les ressources naturelles dans un monde aux frontières inextensibles.
L’analyse systémique est un bon outil pour mettre en évidence les impacts et interactions d’un processus, ici : la culture de palmeraies pour produire des matières premières entrant dans la composition de biens alimentaires.
Une fois les relations précisées, l’analyse systémique permettra d’identifier l’impact systémique d’une modification à la hausse ou à la baisse d’une relation (les flèches).
Pour mener ce travail à bien, la méthodologie est la suivante :
- Tout d’abord choisir un système pour définir le cadre d’analyse. Pour la culture de palmeraies les limites du système seront la Terre en milieu fermé, où seule l’énergie solaire peut être échangée37.
- Les composantes intégrées au système Terre sont en relation les unes avec les autres. La culture de palmeraies affecte positivement, négativement ou de manière indéterminée l’état des composantes, provoquant un changement de situation aux répercutions globales.
Le processus n’est pas infini, il débute avec les palmeraies et se termine par la production de biens alimentaires. Par conséquent, les différentes composantes constituant le système sont les suivantes :
o La géosphère.
o L’atmosphère.
o L’hydrosphère.
o L’anthroposphère.
o La biosphère.